C’est en avril 1547 que le premier moulin à papier fut créé à M…

Il utilisait la force motrice du Groseau, un ruisseau jaillissant d’une résurgence, située un peu plus haut, sur une montagne.
On trouve près de la source, aujourd’hui, outre un restaurant d’assez bonne tenue, un petit parc ombragé, au pied de la falaise, où aiment à s’arrêter pour pique-niquer, ou simplement se rafraichir, les nombreux candidats à la célèbre ascension (ou descente), qu’ils soient en voiture ou à moto ou, bien entendu, à vélo.

Pour en revenir à l’industrie du papier, c’est véritablement en 1554 que J. C., ayant pris le moulin en location, le fit prospérer au point que son nom est depuis lors associé à la naissance de l’industrie papetière.
Depuis, l’histoire de cette papeterie est intimement liée à celle, avec un grand « H » et passablement mouvementée, de la région.

Si, à l’origine, la production visait essentiellement à fournir du papier de correspondance ou pour l’imprimerie, et avec un certain succès puisque du papier de cette papeterie a reçu l’agrément royal.

Au XIXème siècle commença la production de papiers spéciaux, notamment pour cigarettes. Ce dernier finira même par devenir la spécialité de l’usine avec une renommée mondiale. Elle fabriquait ces dernières années des bagues pour filtres de cigarettes. Elle appartient désormais au géant américain Schweitzer-Mauduit, leader mondial du papier à cigarette, qui vient de décider sa fermeture.

L’annonce de la fermeture définitive de l’usine ne m’a que partiellement surpris. Depuis quatre ans, les « dégraissages » et les plans sociaux se sont succédés. A la fin de 2008, il était question d’arrêter la machine à papier (MAP dans le jargon local), ce qui s’est produit effectivement au printemps.

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